Memory Image

Lamento pour un ange

Chloé

Chloé rated 9/10

Génial d'avoir les dessins et images du texte originale J'aime beaucoup la façon dont les événements s'enchaînent Très intéressant de voir le traitement de l'homosexualité à l'époque et en Argentine Le personnage du professeur est très touchant Fin sublime Je préfère la première fin plutôt que la seconde J'aime beaucoup la scène coupée ''Professeur: Il y a le désir d'aimer et il y a le désir d'oublier. Susana: Et... ? Professeur: C'est-à-dire que... le moment de l'amour n'existe pas. Il n'existe pas au présent. Il existe dans le désir et dans la mémoire, rien de plus.'' ''Madame Lisca: Tenez, quand on est jeune, on croit peut-être comme on veut, mais ce n'est pas vrai. Après, on comprend qu'on a suivi le seul chemin qu'on pouvait suivre. C'est sûr que quand on s'en rend compte, ça n'a plus d'importance... généralement.'' ''Madame Lisca: C'est bien de rire, parfois, d'être envahi par la joie des autres.'' ''Madame Lisca: Le chemin de certaines personnes est si affreusement... solitaire... jusqu'à la fin... que ça fait peur, parfois.'' ''Susana: J'ai besoin de quelque chose pour être quelqu'un d'autre !'' ''Alfredo: Écoutez moi... j'avais besoin de sombrer ! De me salir et d'aller seul au fond du dégoût, le plus tôt et le plus vite possible ! Je devais aller au fond de l'horreur parce que je pensais que c'était au fond qu'il y avait le salut !'' ''Alfredo: Tout à coup, j'avais l'impression de marcher seul dans une immense ville morte et je criais et personne ne venait vers moi... Tout à coup... j'avais besoin d'être comme tout le monde, dans ce qu'il y avait de pire en moi, pour entrer en contact avec les autres, pour m'accrocher à quelque chose, pour ne pas m'écraser contre les murs d'une ville morte, comprenez-moi, mon Dieu... !'' ''Professeur: Essayez de ne pas pleurer, jeune fille, il est trop tard. Il est toujours trop tard. L'amour est difficile. Parfois, je crois entendre un cri au coin de la rue et je cours, et je ne trouve que l'écho de mon propre cri. C'est comme ça. Il y a une ville morte dans chaque cœur.'' ''Professeur: C'est si difficile parfois... de trouver un visage sur lequel verser des larmes, jeune homme, si vous saviez...'' ''Professeur: Le temps nous dévore de toute façon.'' ''Professeur: Nous laissons tous des membres coupés sur le bord du chemin. Nous vivons tous mutilés. Et à la fin, il ne reste rien de plus qu'un vieux cœur tremblant sur l'asphalte.'' ''Professeur: Il s'est passé une chose terrible. Il voulait mourir lentement. Se vider de son sang comme un oiseau cloué au sol. Il avait tellement peur de vivre. Il s'est passé une chose terrible.'' ''Madame Lisca: Il y a un cri dans l'air.'' ''Alfredo: Il y avait en moi quelque chose de semblable à la mort, qui est apparu soudainement sur ma peau, et qui m'a consumé.'' ''Alfredo: Et je marche, je marche en cherchant je ne sais quel cordon ombilical qui me ramènerait à la vie.'' ''Alfredo: Et je ne sais pas quel lien me raccroche à la vie dans cette horreur, dans ce que je suis, dans ce qu'on a fait de moi.'' ''Tout en brossant des portraits de femmes sensibles et attachantes, Copi ne les épargne guère. Et fustige l'hypocrisie de celles qui tolèrent les homosexuels, les apprécient, font même parfois l'erreur de les aimer, mais n'ont jamais le courage de les défendre ou de les sauver parce qu'elles perpétuent les stéréotypes instaurés par les hommes.'' ''A tous, il manque une partie d'eux-mêmes et l'ange recroquevillé renvoie aussi à ce désir malin qui s'est emparé d'eux, les a quittés, et dont ils ne se sont jamais remis.'' ''Ceux qui survivent à Alfredo restent en scène, s'émiettent, et meurent à sa suite, sous nos yeux, consumés par le feu de leurs discours malades.'' ''Seul reste le tableau de l'ange et sa noirceur irréductible, immuable, dans laquelle notre exécrable humanité s'éteint, meurt, et renaît à l'infini.''

Associated location

Chargement de la carte...

List